Il est commun de parler de musique instrumentale et de musique vocale. Pour autant, s’agit-il de deux univers indépendants ? Avant de jouer une mélodie à l’instrument, ne faut-il pas l’entendre intérieurement, tout comme le ferait un chanteur ? Cette dernière question, dont la réponse peut paraît évidente, est pourtant, dans la pratique, difficile à résoudre.
C’est à la lecture de la méthode pédagogique de Marie Claude Arbaretaz, « Lire la musique par la connaissance des intervalles », que j’ai pris conscience de l’importance de l’audition intérieure. Cette notion, que les chanteurs connaissent de façon intuitive, est souvent négligée par les instrumentistes. Pourtant, c’est une prise de conscience qui peut se faire à tout âge car elle est purement sensorielle puisqu’il s’agit « de cerner, d’isoler, de définir la sensation propre à chaque intervalle ». D’ailleurs, il est d’autant plus important de commencer tôt, sachant que l’ouïe se développe lentement et progressivement.
Il est bien sûr important de savoir déchiffrer en lecture « parlé » une partition mais ce n’est pas suffisant. Ce qui est en jeu, c’est l’association entre la connaissance sensorielle auditive et le réflexe visuel.
Bien sûr, tout ceci peut paraître bien théorique. Mais dans la pratique, cette méthode s’appuie sur un principe fondamental simple et intuitif : l’écoute intérieure.
Comme je l’ai déjà dit, c’est un apprentissage lent et progressif qui me paraît essentiel à une pratique musicale intelligente et ouverte à d’autres cultures.
Pour toute information supplémentaire, je suis à votre disposition, avant ou après un cours les mardi et vendredi au centre artistique ou par téléphone au 06 17 49 20 23.